Le 16 Juin 2 o o 9.
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" Il m'attira tendrement à lui. Me pris dans ses bras et m'embrassa dans le cou. Puis sur la bouche. Le con, il puait l'alcool, et la clope. Mais je m'en fichais complètement. Dans la précipitation, nous nous embrassions sur le lit, lui sur moi et moi sur lui et ainsi de suite. Il ôta mon haut et passa sa main sur mon ventre. Un frisson m'emporta. Et nous nous embrassions encore et encore. Cela paraissait tellement naturel. Lui, moi, nous. A force, j'avais pris son odeur de whisky pur mêlé à la clope. Et l'on continuait, encore et toujours, dans l'obscurité la plus totale. J'imagine que pour lui, j'étais une fille comme une autre, une de plus; s'il me croisait avec ses potes dans la rue, il aurait pu dire : "ah, tiens, je l'ai baisée elle", et ils se foutraient bien de ma gueule. Moi c'était plus, c'est comme ça, parfois, tu tombes sur des mecs qui n'en valent pas la peine, alors tu te dis que c'est rien, que t'es jeune, que ça viendra. Mais quand même, quel con ! " [Les réflexions de Louise.]